IDÉES

Concilier innovation et circuit-court jusque dans l’ameublement !
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#APTIC tente d'avoir une approche cohérente dans l'ensemble de ses démarches, process et actions. Quand on développe ses activités, il faut se meubler. À quelques kilomètres à vol d'oiseau d'un bon gros Ikéa, résister à l'appel de la facilité tient de la gageure.
Mais améliorer ses externalités, cela passe aussi par penser l'ameublement et les aménagements de nos propres locaux, en essayant de concilier ergonomie (confort de travail), optimisation de l'impact (économique et environnemental) et cohérence avec l'identité de #APTIC.
Déjà "cadré" par notre lieu d'implantation (l'écosystème Darwin), notre choix a été d'aller plus loin pour tenter des modèles d'installation qui intègrent nos exigences d'impact social. Petite revue de nos repérages, choix et mises en oeuvre.
Ce qui est présenté ici ne constitue pas un commun produit par #APTIC, mais la mise en commun de notre démarche. Cette démarche mobilise des ressources placées en Creative Commons que nous partageons à notre tour.
Tout n'est pas exemplaire, mais témoigne d'un cheminement.
BY_NC_SA Opendesk

Notre cahier des charges pour l’ameublement a été le suivant :

Un ameublement responsable au niveau environnemental:

  • des meublent qui ne nous empoisonnent pas: exit les benzènes, formaldéhydes et autres substances classées comme cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques, autant de substances volatiles ou semi-volatiles auxquelles nous sommes exposés car présents dans les produits d’ameublement sont constitués de multiples matériaux qui peuvent être traités, décorés ou protégés. 31 de ces produits devrons faire l’objet d’un affichage obligatoire sur les étiquettes (cf l’excellent article de Sciences et Avenir sur le sujet). Les grandes enseignes utilisent grand nombre de ces produits (cf. cet article sur une armoire pour enfant), au point d’en documenter l’usage pour rassurer les clients (et anticiper les futurs mises en cause par l’information préalable). Pour notre part, nous avons fait le choix de les exclure tant que possible. En contrôlant le process de fabrication.
  • des meubles qui durent : les meubles en tant que consommables sont devenus la norme. On change de plus en plus de meubles comme on change de coiffure. Avec un impact non négligeable: pour donner un ordre de grandeur, en France, un quart des massifs forestiers sont destinés au géant suédois. Pour satisfaire les besoins en bois d’Ikea chaque année, il faut une surface de 4,1 millions d’hectares… (source). A contrario, nous choisissons de miser sur du mobilier qui dure.
  • des meubles en approvisionnement local: avec les forêts des Landes à proximité, il serait dommage d’aller chercher le bois très loin. Alors, certes, ça peut apparaitre plus « classe » de les faire avec du boulot, mais on va plutôt chercher le circuit-court !

Un ameublement moderne et reproductible:

Nous allons progressivement accueillir de nouvelles personnes dans l’équipe. Si on souhaite avoir une cohérence d’ensemble, il nous faut donc trouver des meubles qui pourront être facilement fabriqués à la demande.

Pour autant, il n’est pas question d’utiliser inutilement des ressources financières à faire du sur-mesure. Nous optons donc pour un modèle opensourcé de mobilier. Après pas mal de recherche et de comparatifs, nous nous arrêtons sur le modèle Team Desk proposé par la plateforme OpenDesk. Cette plateforme présente par ailleurs l’avantage de jouer le rôle de plateforme d’intermédiation : pour cela, elle met en relation avec des ateliers et des artisans. Elle joue ainsi le rôle de « porteur d’affaires » pour des artisans de proximité. Hélas, nous concernant le plus proche est à … Toulouse. Cela implique un coût carbone déraisonnable pour les tables et une difficulté pour s’approvisionner en bois des Landes.

Rien de grave, la plateforme proposant, dans pareil cas, la mise à disposition des plans en Creative Commons. Nous nous orientons donc vers une structure locale, l’Atelier Coupes Franches, qui dispose d’une découpeuse numérique capable d’usiner un format aussi grand !
Grosses compétences, état d’esprit exemplaire et complètement raccords sur la philosophie… le partenaire rêvé.

 

Les points d’améliorations:

Les chaises :

S’il existe des plans de chaises pour les découpeuses laser, il est absolument inenvisageable de demander à des salariés de passer des journées entières sur des chaises en bois : à des années lumières de conditions de travail acceptables. Donc pour l’heure nous n’avons pas trouvé d’autres solutions que des chaises très habituelles compatibles avec un maintien lombaire et une assise compatibles avec les exigences de base d’une chaise professionnelle.

Les bureaux:

La première version du mobilier fabriqué est parfaitement adapté à l’usage de 4 personnes disposant d’un portable posé sur la table. Mais elle pose plusieurs problème d’ergonomie. La question de la posture de la personne qui travaille :

Nous y répondons par l’utilisation de stand réhausseur pour portable. Nous nous sommes arrêté sur le modèle créé par  MADEBYDAN et dont les plans sont disponibles sur Thingverse, mais que nous avons fait adapter avec notre identité visuelle et fabriquer avec une découpeuse laser par La Planche, le Tiers-Lieu du Bois (découvrir).

La profondeur des tables (95 cm) est très généreuse par rapport aux formats habituellement croisés dans les lieux de coworking et autres openspace. Mais elle correspond pas aux formats attendus par les ergonomes du travail qui préconisent une distance œil – écran de l’ordre de 50 cm à 70 cm (en fonction de la taille de l’écran) assure un confort visuel satisfaisant. (source). Les prochaines versions devraient donc être plus profondes.

 

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